Saturday, November 19, 2016

Dieu, est-il avec ou contre moi ?


Ça s'est passé il y a de cela quelques années. Un agent de la protection civile raconte à la télé marocaine cette petite anecdote. "L’autre jour, je me suis retrouvé devant un père et son fils, un petit garçon, tous deux tombés dans un trou profond. Par pitié, mon cœur a fendu pour le malheureux garçon. Mais en voulant le sortir du trou, son père s’est interposé entre lui et moi, en me suppliant : ‘Je vous en prie, monsieur, sauvez-moi en premier !’" C’est un peu choquant, mais guère étonnant. Les historiens nous racontent que pendant un certain blocus de Rome, la capitale de l’empire romain, des mères ont dû manger leurs bébés pour espérer rester en vie. Pendant le blocus de Marrakech, par les Almohades, nous dit-on, les prisonniers ont dû manger les uns les autres. C’est atroce, c’est dégelas, mais on peut tout à fait être réduit à ça. Lorsqu’on est frappé par un malheur on ne pense qu’à soi.

Prenons cet exemple. Un automobiliste fonce sur un motocycliste, le blessant grièvement.  L’ambulance arrive tout de suite, la police aussi. La victime est transportée d’urgence à l’hôpital. Des médecins et des infirmiers l’accueillent dans la salle des urgences. Sa famille apprend la triste nouvelle par téléphone et, vite, le rejoint à l’hôpital, des fleurs à la main. Un avocat vient s’enquérir des faits. Il veut savoir si la victime a les bonnes assurances. Pendant ce temps, un mécanicien arrive pour réparer ce qu’il peut. Ensuite, un balayeur vient nettoyer l’endroit de l’accident. Je ne vous apprends rien là. Ne dit-on pas que le malheur des uns fait le bonheur des autres ? Pourquoi n’y réfléchit-on pas quand on pense à Dieu ? Quand quelqu’un travaille dans une PME qui fabrique des cables, des systèmes informatiques, ou autre, pour avions militaires. Songe-t-il une minute aux victimes potentielles des avions équipés de ses câbles, etc. ? De quoi vivraient les médecins, les infirmiers, les pharmaciens…s’il n’y avait pas des malades ? De quoi vivraient les mécaniciens, les avocats, les assureurs, les ambulanciers, les tribunaux, les vendeurs de fleurs, les opérateurs de télécommunications, les balayeurs…s’il n’y avait pas des  problèmes de ce genre ?

Maintenant, prenons cet autre exemple. Qui peut compter combien de gens ‘vivraient’ d’un mariage ? Eh bien, ça fait vivre énormément de gens ! De même pour l’éducation et l’instruction d’un enfant, et j’en passe.

Si l’on dit que nos malheurs et nos bonheurs sont intimement liés, ce n’est pas pour noyer le poisson. La vie humaine est faite comme ça. On pleure quand on perd son père, on sourit quand on reçoit sa part de l’héritage. C’est parce qu’on sait qu’on aura faim que l’on va chez l’épicier. Le coiffeur est là parce qu’il y a forcément des gens qui auront besoin de se faire couper les cheveux. C’est toujours des humains qui vont vers d’autres humains, soit pour traiter avec eux, soit pour les pourchasser. A Casablanca, la capitale économique du Maroc, beaucoup de gens souffrent pendant la période de l’aïd-el-kébir, parce que bon nombre de commerçants et la quasi-totalité des artisans (plombiers, mécaniciens, électriciens, réparateurs de réfrégirateurs, etc.) disparaissent de la ville. Ils vont passer la fête avec leurs familles dans leurs villes ou villages natales. Ils reviennent dix ou quinze jours après, pour redonner vie à la ville blanche. Ces gens-là sont venus ici pour vivre et faire vivre les leurs. Le barbier (arracheur de dents) a besoin de quelqu’un qui a mal aux dents mais qui n’a pas assez d’argent pour aller chez le dentiste, le coordonnier de quelqu’un qui s’est fait déchirer les chaussures mais qui n’a pas le sou pour en acheter d’autres, le mécanicien de quelqu’un qui a fait un accident de la route, et la liste est longue. Ça va de soi, me direz-vous. Mais quand X ou Y a mal aux dents au point qu’il n’en dort pas, est-ce qu’il pense à tout ça ? Est-ce qu’il s'adonne à des exercices ‘philosophiques’ ? Apparemment, peu de gens font ça. Alors, faisons-le ensemble, ici !

Figurez-vous qu’on portant un regard philosophique sur la vie à partir de l’Histoire, de ces temps anciens, on peut surmonter beaucoup de difficultés d’ordre psychiques. Aujourd’hui on voit le glamour des autres, on voit comment vivent des gens à qui ‘a souri la chance’, on voit l’écart grandissant entre les pauvres et les riches, …et on n’arrive pas à comprendre tout ça. Et qu’est-ce qu’on voit quand on regarde de plus près cette fameuse Histoire ? Eh bien, grosso modo, on voit qu’il y avait avant nous, dans ces temps bien, bien anciens, et dans des temps plus récents, des gens qui jouissaient de certain glamour, eux aussi, il y a eu de beaux hommes et de belles femmes qui s’aimaient, qui faisaient des enfants, qui vivaient dans de belles demeures, qui travaillaient, pour certains, qui écoutaient de la musique, qui se promenaient dans de beaux jardins, qui se disaient de belles choses, qui faisaient l’amour, qui rêvaient de jours meilleurs, qui tombaient malades, qui divorçaient, qui se faisaient la guerre, qui s’entretuaient, qui se blessaient, et qui mouraient. Des gens comme nous, quoi. Sommes-nous donc une simple continuation de l’espèce humaine ? On va vers où ? Est-ce qu’on aura toujours les mêmes soit-disant plaisirs, les mêmes frustrations ? Pourquoi sommes-nous ici sur cette terre ? Est-ce qu’il n’y aura pas un jour où le malheur disparaîtra à jamais ? A quoi ça sert la vie si l’on ne la vie pas pleinement, dans la joie et la bonne humeur ? A quoi ça sert l’Histoire, à quoi ça sert la philosophie, à quoi ça sert la littérature…si des historiens, eux-mêmes, des philosophes et des hommes et des femmes de lettres se donnent la mort pour fuir leurs terribles réalités ? Je n’ai pas de réponse à cela. Seulement je constate qu’il y a bien des gens qui ne se suicident pas. Ils affrontent la vie avec les peu de moyens qu’ils ont. Ça veut dire que,  pour ceux-ci au moins, la vie vaut la peine d’être vécue. Maintenant, est-ce que la vie vaut vraiment la peine d’être vécue quelque soient nos peines ? Pour tenter de répondre à cette question, il faut voir comment les gens dans les quatre coins de la planète mènent leurs vies.

On a voulu nous faire croire que l’Homme est passé par plusieurs étapes. On nous a parlé de la pré-histoire, où l’Homme était plutôt sauvage, de l’âge de bronze, etc. Or dans certains endroits de la terre il existe encore et toujours des humains que l’on pourrait qualifier de ‘sauvages’, selon la terminologie historique. Il y a des gens dont on pourrait dire qu’ils sont encore à ‘l’âge de bronze’. Pourquoi ces gens-là ne sont pas ‘comme’ nous ? Mais qui a le droit de dire que ces gens-là ne sont pas comme nous ? N’ont-ils pas des yeux, des bouches, des oreilles, des pieds, des sexes comme nous ? Est-ce qu’ils n’ont pas faim comme nous ? Est-ce qu’ils ne se marient pas, ne rigolent pas, ne rêvent pas…comme nous ? D’ailleurs, la Croix Rouge et MSF, pour ne citer que ceux-là, ne font aucune distinction entre ‘les sauvages’ et les ‘civilisés’, n’est-ce pas ? Que dire des animaux ? Eux aussi ont des yeux, des oreilles, des pieds, des organes génitaux… Eux aussi font l’amour et enfantent des petits… Eux aussi mangent et meurent comme nous. Que dire des plantes ? Elles aussi vivent et meurent comme nous. Elles ne peuvent pas vivre sans eau, tout comme nous, et comme les animaux. Elles aussi sont de différentes couleurs, de différentes formes, de différents degrés de beauté… Elles poussent partout. Là où il y a des hommes il y a des plantes et des animaux. On a tous besoin d’eau et d’oxygène. La même eau de la Seine, ou du Nil, donne à boire aux plantes, aux animaux, aux blancs, aux noirs, aux chrétiens, aux juifs, aux musulmans, aux athés… Cette eau-là ne s’arrête pas aux frontières. Elle n’a pas de nationalité. Pourvu qu’il y ait de l’eau pour tous ! Parfois il n’y en a pas, ou pas suffisamment. Des gens meurent de faim ou de soif. D’autres migrent pour fuir la famine. Ils vont vers des pays où il y a des humains comme eux. Certains de ces émigrés sont beaux, car la beauté, comme la laideur, est partout. Certains de ces émigrés s’installent là où ils arrivent. Ils/elles se marient avec des gens du pays d’accueil. En sortira des enfants métissés. Métissés mais pas tellement différents, car tout reste humain après tout. Tous mangent des légumes et des fruits, du pain et du fromage. Tous veulent grandir, travailler, se marier. Tous auront les mêmes problèmes et les mêmes plaisirs. Une simple continuation de l’espèce humaine ? Je ne pense pas. Les américains d’origine irlandaise ne sont peut-être pas tout à fait comme leurs aïeux qui ont dû quitter l’Irlande suite à des années de disette. Il y a un progrès, quand même. Aussi bien au niveau matériel qu’intellectuel. Ces braves enfants d’irlandais ont contribué à l’émergence d’une des plus grandes civilisations qu’a connues le monde. Certains de leurs frères américains ont dû fuir la persécution en Europe. Ensemble, les américains ont bâti un fabuleux état fédéral régi par de formidables institutions démocratiques. Pour autant, le mal n’est toujours pas éradiqué de ce pays, ni d’aucun autre pays du monde, d’ailleurs. Est-ce là une frustration ? Devrait-on, même si on le pouvait, éradiquer totalement le mal ? Peut-on, par exemple, se dispenser de moyens de défense militaire, puisque ça ne sert qu’à la guerre, et la guerre est un mal ? Eh oui, il faut en passer par là pour pouvoir répondre à des questions strictement personnelles. Le mot ‘mal’ et le mot ‘bien’ viennent de quelque part. Pour certains, c’est l’Homme qui a inventé ces concepts. Pour d’autres, ces mots trouvent leur origine dans la religion. D’où vient la religion ? Pour certains, c’est une invention purement humaine. Pour d’autres, c’est Dieu qui a envoyé des messagers pour nous apprendre la religion. Si cette religion-là est une invention humaine, ceux qui l’ont inventée ne nous ont malheureusement pas laissé un livre fiable pour nous expliquer ce que nous voulons comprendre. Si, par contre, la religion est un message de Dieu, alors voyons ce qu’Il a à nous dire dans ce message. Et on ne perdra pas de vue la question que nous nous sommes posée au début de cet article.

N’étant pas bouddhiste ou hindou, je ne peux parler que de ma religion, l’Islam. Quand je dis Dieu c’est d’Allah qu’il s’agit.

A en lire nos textes religieux, on apprend que Dieu a créé d’abord la terre, puis le ciel (les sept cieux). Il a ensuite créé les anges et les djinns. Les anges sont restés là-haut dans les sept cieux. Les djinns, eux, ont habité la terre. Satan, le premier des djinns, a été promu au rang des anges, et donc il a vécu un certain moment là-haut parmi les anges. Pendant ce temps-là Dieu a créé le paradis, puis Adam et Eve. Ces derniers ont commis une erreur grave qui leur a coûté le bannissement du paradis, tout comme Satan. Satan, lui, connaissait la terre déjà. Adam et Eve la découvrent pour la première fois. Ils se rendent compte qu’en effet la terre est beaucoup moins splendide que le paradis d’où ils ont été chassés. Ils découvrent le froid, la chaleur, la faim, le soif, la fatigue, la peur, la mort… Mais ils découvrent aussi de nouveaux plaisirs : le plaisir de manger après avoir faim, le plaisir de boire après avoir soif, le plaisir de se reposer après s’être fatigué, le plaisir sexuel, etc. Ils découvrent aussi de nouvelles réalités : leur vie sur terre les rend responsables d’eux-mêmes et de leurs progéniture. Ils se doivent de travailler pour pouvoir manger, se vêtir, se prémunir de tout danger. Et en plus de ça ils se doivent de rappeler à leurs enfants qu’ils doivent faire des choses pour espérer revenir au paradis perdu. Adam fut le premier messager de Dieu. Il dut parler à ses enfants du Paradis, un monde parfait que seuls lui et sa femme avaient vu de leurs propres yeux. Les enfants, eux, devinrent croire en ce qu’ils ne pouvaient point voir. Certains y ont bel et bien cru. D’autres ne voyaient le paradis que dans le monde qui les entourait. Et l’histoire se répète depuis.

Si on décortique tout ça un peu, on peut voir, d’une part, un certain dieu qui fait ce qu’il veut, à sa guise, et d’autre part, un être humain qui subit la volonté de ce dieu-là. Dieu crée l’Homme, le fait entrer dans un monde sublime, le paradis, puis l’en sort et le met dans une planète terre où il doit tout faire pour vivre ou survivre, et en plus de ça s’interdire certains plaisirs et chanter les louanges de dieu. Comment se fait-il qu’un Homme qui se forme, qui fait tous les efforts pour se parfaire, qui s’instruit dans les meilleures universités, qui décroche les meilleurs boulots, qui se fait construire une belle demeure sans demander rien à personne, etc., etc., comment se fait-il que cet Homme-là se prosterne devant un dieu qu’il ne voit pas, qu’il ne connait pas, et de surcroît dont il ne se sent aucunement redevable en quoique ce soit ?

Tout d’abord, c’est parce que Dieu savait que cet Homme-là serait en mesure d’apprendre, de s’instruire, de se parfaire, de se dépasser, de se prendre en charge lui-même, que Dieu l’a créé en premier lieu. Le coran nous raconte cet épisode où les anges demandent à Dieu à quoi bon créer un homme qui ne va que corrompre la terre ? La pédagogie divine fait qu’Adam démontre par la pratique qu’il est digne de la confiance de Dieu. Adam démontre aux anges qu’il sait des choses que eux ne savent pas et, par conséquent, qu’il peut entreprendre des choses qu’ils ne peuvent pas imaginer encore. Le coran nous rappelle aussi que cet Homme-là ne peut rien faire enfant. Il doit être allaité, d’abord, puis nourri, puis protégé, puis instruit. C’est Dieu qui fait en sorte que les parents se chargent (instinctivement) de cette phase de la vie de chacun de nous. Le coran dit que "2.233. Les mères qui veulent parfaire l'allaitement de leurs bébés les allaiteront deux années entières. Le père de l'enfant est tenu de pourvoir à la nourriture et à l'habillement de la mère d'une manière convenable. Mais à l'impossible nul n'est tenu, et un enfant ne doit pas être une source d'ennuis pour la mère ni pour le père. La même obligation incombera, le cas échéant, aux héritiers du père. Si les parents décident d'un commun accord de sevrer leur enfant, cela n'implique aucun inconvénient. De même qu'aucune faute ne vous sera imputée, si vous mettez votre enfant en nourrice, à condition que vous acquittiez la rétribution convenue." Le coran dit : "16.78. Dieu vous a fait naître du sein de vos mères, dénués de tout savoir, et vous a donné l'ouïe, la vue et l'intelligence. Peut-être Lui en serez-vous reconnaissants?" Ceci dit, il y a des choses que vous pouvez apprendre à l’école. Les maths, les physiques, ça s’apprend à l’école. Mais il y a des choses qui demandent plutôt de l’inspiration ou de l’intuition. Un simple ouvrier dans une structure industrielle pourrait résoudre un problème technique auquel cent ingénieurs ne pourraient rien. D’où vient cette inspiration ou cette intuition ? D’où viennent nos rêves ? Il y a bien une partie mystérieuse dans nos vies qu’il faut prendre en compte. La logique ne peut expliquer tout. Même les meilleurs pronostics peuvent se tromper. Il y a des choses qui dépassent de loin notre imagination. D’où l’importance de rester ouvert à toutes les explications possibles.

Dieu est Dieu. L’Homme est l’Homme. A chacun sa grandeur. Même entre nous humains la grandeur varie. Un simple ministre ne peut pas donner des ordres à son président ni s’asseoir dans son fauteuil ni se tenir debout au même niveau que lui. Même aux Etats-Unis d’Amérique, le vice-Président et le secrétaire d’Etat se tiennent toujours debout un peu en retrait par rapport au président. Mais quand le ministre est chez lui, dans son cabinet, il est le boss. Alors pour marquer Sa Grandeur, Dieu a voulu que l’Homme soit sur terre, loin au-dessous du ciel, le siège du Divin. Néanmoins, Il a voulu que tout l’Univers soit au service de cet Homme. On ne peut pas humilier quelqu’un et en même temps lui donner les outils et les moyens de grandir. En d’autres termes, la terre est la place naturelle de l’Homme par rapport à Dieu, d’autant plus que c’est de la terre que Dieu a créé l’Homme. En plus, Dieu a passé quatre des six jours de la création à préparer la terre à la vie des humains et Il n’a mis que deux jours à créer tous les cieux. C’est dire l’intérêt avec lequel Dieu traite l’Homme. Mieux encore, Dieu a fait prosterner les anges à l’Homme (Adam). Mieux encore, Dieu dit dans le coran qu’Il aime des hommes et qu’Il les valorise. 4.125. Qui donc professe une meilleure religion que celui qui se soumet à Dieu, tout en faisant le bien et en suivant le culte d'Abraham, ce monothéiste exemplaire dont Dieu a agréé l'amitié? Mieux encore, Dieu accorde une grande importance au témoignage de l’Homme quant à l’unicité et la divinité de Dieu. On a parlé tout à l’heure de l’intérêt que porte Dieu à l’Homme dès son bas âge. Dieu nous rappelle dans le coran qu’Il "27.60. fait descendre, pour vous, du ciel une eau par laquelle Nous faisons croître des jardins splendides, dont vous n'auriez jamais pu faire pousser les arbres? » « 16.5. De même qu'Il a créé pour vous les bestiaux qui vous procurent de chauds vêtements, ainsi que d'autres profits et certains aliments. 16.6. Ces animaux sont aussi l'objet de votre fierté, qu'ils soient au bercail ou au pâturage." Mieux encore, Dieu a voulu qu’il n’y ait ni obstacle ni intermédiaire entre Lui et l’Homme (croyant) quand celui-ci a besoin de Lui. L’Homme peut adresser ses prières directement à Dieu sans intermédiaire. Il suffit que l’Homme ait l’humilité et l’honnêteté d’être reconnaissant. L’Homme n’est pas Dieu, mais ils ont des choses en commun. Qui d’entre nous aimerait le mensonge, l’arrogance, l’ingratitude, l’injustice, l’agression… ? Le coran affirme que 4.28. Dieu veut alléger certaines de vos obligations, sachant bien que l'homme a été créé faible. Mais cet Homme-là, malgré toutes ses faiblesses, a le privilège du fait que Dieu a 15.29. insufflé en lui de son Esprit. Cet insufflement devrait être une source d’une grande énergie qui pousse l’Homme à se parfaire no seulement sur le plan matériel, mais aussi et surtout sur le plan moral. Et, heureusement, l’Homme en a toujours été capable. L’Homme a toujours fait la paix après la guerre ; il a toujours créé des tribunaux pour rendre justice ; il a toujours bâti des écoles pour éduquer et instruire les générations futures ; il a toujours construit des villes et des villages pour permettre aux Hommes de se sentir proches les uns des autres, pour tisser toutes sortes de relations saines, pour se donner la main, pour échanger des services, et ce même quand les relations personnelles ou entre voisins immédiats ou entre clans ne sont pas au top. Les voisins se disputent et se réconcilient. Ce n’est pas la philosophie ou la littérature qui a forgé nos manières de se comporter les uns par rapport aux autres, mais c’est bien la religion. Même quand cette religion es déformée, il y a toujours des traces de la parole de Dieu. Car il y a toujours des sages dans chaque société qui ne soient pas entièrement corrompus par la vie mondaine. La religion est, en ce sens, une source d’espoir et d’espérance. Elle nous enseigne que l’on peut très bien triompher de nos faiblesses : avarice, jalousie, convoitise, arrogance, haine… Bien sûr, un athée ou agnostique  peut tout-à-fait être quelqu’un de bien. Il y a des gens qui ne croient en aucune religion et qui donnent de la charité, qui s’engagent dans des activités de volontarisme, qui n’aiment pas l’injustice, le mensonge, l’arrogance, la corruption…. Seulement, ils refusent catégoriquement de se prosterner devant un quelconque Dieu ; ils y voient une forme d’humiliation. Pour Dieu, c’est tout-à-fait le contraire. Le fait de se prosterner  devant Dieu est la forme sublime de reconnaissance, la manifestation totale d’être libéré de tout ce qui est autre que Dieu. On ne se prosterne que devant Dieu, lequel nous a donné cette chance de savoir d’où l’on vient, où on va, pourquoi on est ici sur terre et qu’est-ce qui nous attend après. En se prosternant devant Dieu on annule d’un coup toute la distance physique qui nous sépare de Lui. On n’est jamais plus proche de Dieu qu’au moment de la prosternation, comme l’a dit le prophète. Si on aime la reconnaissance, l’honnêteté et la liberté (qui sont toutes des vertus humaines) on ne peut voir dans ce geste qu’un honneur. Ne dit-on pas J’ai l’honneur de…. ? Alors, qu’y a de plus honorable que de me prosterner devant Celui qui m’a tout donné, qui me dit qu’Il est là pour me protéger et me guider vers ma réussite dans ce monde et à mon bonheur dans l’au-delà ? Comment, moi, simple mortel, pourrais-je me mesurer à Celui qui existait avant moi et qui existera après moi ? D’ailleurs,  22.18. Ne vois-tu pas que devant Dieu se prosternent tous ceux qui sont dans les Cieux, tous ceux qui sont sur la Terre, ainsi que le Soleil, la Lune, les étoiles, les montagnes, les arbres, les animaux et une grande partie des hommes? Mais le châtiment sera le lot de beaucoup parmi ces derniers. Et celui que Dieu déshonore, nul ne saurait le réhabiliter, car la volonté de Dieu doit toujours s'accomplir. Il faut d’abord régler ce problème avec soi, avant de se demander si Dieu est avec ou contre soi. Est-ce qu’on accepte Dieu dans son cœur, du fond du cœur ? Est-ce qu’on ne veut de Dieu que s’Il nous accorde ceci ou cela ? Est-ce que notre reconnaissance envers Dieu est objective ou subjective ? En d’autres termes, est-ce qu’elle est conditionnée au fait que je dois être marié, que je dois avoir des enfants, que je dois avoir un domicile fixe, que je dois me sentir toujours heureux…. ? Si vous n’avez pas encore réglé ce problème avec vous-même, eh bien, Dieu vous soumettra à des épreuves pour que soit claire si votre imane (croyance/foi) est vrai ou faux. 29.2. Les hommes s'imaginent-ils qu'on les laissera dire : «Nous croyons» sans les mettre à l'épreuve? 29.3. Nous avons déjà mis à l'épreuve ceux qui les ont précédés. Dieu connaît parfaitement ceux qui disent la vérité et ceux qui ne font que mentir.





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